Le réquisitoire ferme du syndicat Sutrail contre l’actionnaire majoritaire de Transrail:
« Le Syndicat Unique des Travailleurs de Transrail(SUTRAIL), syndicat majoritaire de la maison se réconforte de la déclaration du Ministre des Infrastructures Mr Mansour Elimane Kane à l’Assemblée et allant dans le sens de la séparation avec Abbas Jabber actionnaire majoritaire de Transrail ». Ces propos sont de Mambaye Tounkara Secrétaire Général du Syndicat Unique des Travailleurs de Transrail (SUTRAIL). Cependant dit-il, il est temps d’accélérer le processus de son départ et permettre à tout le monde de se remettre au travail car Transrail donne actuellement l’air d’un centre de loisir. Le bruit des machines et des marteaux ne se font plus entendre et en lieu et place, il n’y a que le chant des oiseaux. Il poursuit « déjà en décembre 2014, il était convenu dans un communiqué, d’une séparation à l’amiable, ce qui n’est toujours pas concrétisée, un an après. Notre seule inquiétude , c’est le retard dans la mise en œuvre de cette décision. Il faut reconnaître que cette séparation a pris du temps. Ce qui fonde notre inquiétude c’est que, ne sachant d’abord pas s’il va partir ou non, avant de s’apercevoir qu’il n’a plus aucune chance de rester, l’actionnaire majoritaire n’investit plus sur le matériel. Ainsi, l’outil continue de se dégrader. La conséquence, l’entreprise est actuellement à 6 machines disponibles dans son parc, l’état du matériel roulant laisse à désirer par manque de pièces de rechange ».
« Le Syndicat Unique des Travailleurs de Transrail(SUTRAIL), syndicat majoritaire de la maison se réconforte de la déclaration du Ministre des Infrastructures Mr Mansour Elimane Kane à l’Assemblée et allant dans le sens de la séparation avec Abbas Jabber actionnaire majoritaire de Transrail ». Ces propos sont de Mambaye Tounkara Secrétaire Général du Syndicat Unique des Travailleurs de Transrail (SUTRAIL). Cependant dit-il, il est temps d’accélérer le processus de son départ et permettre à tout le monde de se remettre au travail car Transrail donne actuellement l’air d’un centre de loisir. Le bruit des machines et des marteaux ne se font plus entendre et en lieu et place, il n’y a que le chant des oiseaux. Il poursuit « déjà en décembre 2014, il était convenu dans un communiqué, d’une séparation à l’amiable, ce qui n’est toujours pas concrétisée, un an après. Notre seule inquiétude , c’est le retard dans la mise en œuvre de cette décision. Il faut reconnaître que cette séparation a pris du temps. Ce qui fonde notre inquiétude c’est que, ne sachant d’abord pas s’il va partir ou non, avant de s’apercevoir qu’il n’a plus aucune chance de rester, l’actionnaire majoritaire n’investit plus sur le matériel. Ainsi, l’outil continue de se dégrader. La conséquence, l’entreprise est actuellement à 6 machines disponibles dans son parc, l’état du matériel roulant laisse à désirer par manque de pièces de rechange ».
A l’en croire, il s’y ajoute des arriérées de cotisations sociales, un niveau d’endettement très élevé avec une perte d’exploitation cumulée de plus de 30 milliards. D’après lui, il y a également la situation des agents qui sont partis à la retraite depuis le mois de juin et qui n’ont pas à ce jour perçu leurs indemnités de départ. Dans l’entreprise révèle Mambaye Tounkara, la situation sociale ne cesse de se dégrader à cause d’une équipe directionnelle qui n’a aucune référence dans le secteur, ni de compétences techniques. La situation risque d’exploser martèle-t-il, car les deux syndicats minoritaires qui sont ses amis, sont favorisés et le chemin le plus rapide pour hériter d’un poste de responsabilité, c’est d’être un ami du Directeur Général ou un proche de ses deux syndicats minoritaires. Pendant ce temps se désole-t-il, le SUTRAIL est victime d’avoir porté le combat du départ d’Abbas Jabber, qui est pourtant cosigné par les deux Etats et qui est en même temps synonyme de relance de Transrail. C’est ainsi que des membres du syndicat sont injustement affectés dont deux à Tambacounda, un à Kidira, si l’on en croit à Mambaye Tounkara. Et il pour étayer ses propos, il cite le cas d’Alassane Kénémé. Il déclare à son sujet « il est un agent de la DIF, délégué du personnel à l’usine traverses est le plus patent. Il a été muté le 11 octobre contre son gré et en violation de la convention collective, au niveau du district de la gare qui n’est pas son collège professionnel. Le lendemain 12 octobre, il a fait une requête avec ampliation à l’Inspecteur du travail pour protester et en attendant la réponse du chef de département, il est resté à son poste d’attache. Ce n’est que le 19 octobre que le chef de département a répondu pour relever l’illégalité de la requête et le rassurer qu’il ne va perdre son mandat de délégué du personnel. Il a rejoint son nouveau poste le lundi 21 octobre, en attendant la convocation de l’Inspecteur du travail pour vider cette affaire et on lui sert une demande d’explication absence irrégulière de 7 jours, alors que pendant tout ce temps, il était resté à son poste d’attache. A la fin du mois, un montant de 44.000 Fcfa a été prélevé sur son salaire pour absences non justifiées et il est traduit en conseil de discipline avec 8 jours de mise à pieds et à la fin du mois de novembre, c’est une somme de 51.000 Fcfa, qui a été défalquée de son salaire ».
LE SUTRAIL CRACHE SUR L’IDÉE D’ACCORD D’UN DÉLAI DE 4 ANS A ABBAS JABER
Avec l’affaire des contrats à durée déterminée (CDD) relève Mambaye Tounkara, cette volonté de fragiliser le syndicat majoritaire s’est traduite par la reprise au mois d’octobre de 150 des 271 agents concernés et leur reversement direct dans les deux syndicats minoritaires sur ordre du Directeur Général. Il explique « nous avons fait une lettre de réclamation par voie d’huissier en date du 8 septembre et le chef de département des ressources humaines par ailleurs responsable de la gestion des check off n’a pas daigné répondre. Il a fallu une lettre rappel de l’huissier la semaine dernière pour qu’il réponde le 16 novembre pour dire que ses services compétents sont sur la question et qu’une réponse sera transmise. Cela veut dire tout simplement que la direction de Transrail, dans sa volonté d’affaiblir un syndicat majoritaire, est en train de fouler au pied les lois et règlements de notre pays. Et en ce qui concerne le reste des CDD, les 90 sont tous membres de notre syndicat et qui nous ont accompagnés dans le cadre de la lutte pour leur reprise. Il s’agit de pères de famille, qui sont en chômage depuis le mois de septembre » Autant de faits désolants dit-il, qui interpellent les plus hautes autorités de ce pays, pour accélérer le processus de départ de l’actionnaire majoritaire, sinon des risques peuvent être crées à Transrail et qui feront que l’entreprise sera ingérable après ce départ. A l’en croire, lors du symposium initié par le SUTRAIL, avec la présence massive de la famille cheminote et d’experts ferroviaires de renom, une forte demande a été exprimée pour la reprise de l’entreprise et la mise en place d’une équipe composée d’experts Sénégalais et Maliens pour la gestion de la phase transitoire, en attendant que les autorités trouvent une solution définitive à la mise en œuvre du nouveau schéma institutionnel. « C’est irresponsable pour quelqu’un qui se dit patriote, de demander à ce qu’un délai de 4ans soit accordé à l’opérateur principal, qui est resté pendant plus de 12 ans sans investir » conclut Mambaye Tounkara.
source Thies24


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