Parlant de Transrail, Abdou Ndéné Sall déclare : « La
continuité du service public sera maintenue en cas de redressement
judiciaire ».Abdou Ndéné Sall Secrétaire d’Etat au Réseau ferroviaire
National assène ses vérités sur la situation de Transrail. D’emblée, il rassure
« la continuité du service public sera maintenue en cas de redressement
judiciaire ». Selon lui, une procédure de redressement va être entamée
avec un concordat sérieux, avec à la clé la mise en œuvre d’une augmentation de
capital. Il ajoute « le prix des titres serait fixé après expertise et le
paiement se fera sous forme de compensation avec les dettes des deux Etats dans
les livres du Concessionnaire. Les Etats seraient alors in fine actionnaires
majoritaires ». A l’en croire, les Etats sont déjà prêts pour le respect
du concordat de redressement judiciaire et à cette perspective, « ils
vont demander une expertise de gestion pour examiner les conditions dans
lesquelles le débiteur s’est retrouvé en difficulté. Les Etats vont
également engager la responsabilité de l’actionnaire principal et celui du
directeur général actuel ou des directeurs généraux en poste antérieurement
et pendant le règlement préventif et le redressement judiciaire ».
Poursuivant ses explications, le Secrétaire d’Etat au Réseau Ferroviaire
National précise que « les actionnaires ne sont pas exposés
directement puisque leur responsabilité est limitée à leurs apports sous
réserve d’une action de comblement de passif. En revanche, Ils sont
exposés via le concordat de redressement puisque Transrail SA devra indiquer
dans un concordat, les mesures qu’elle et ses actionnaires envisagent pour
le redressement de la société ». Parmi lesdites mesures, il cite une
contribution financière des actionnaires en sus des mesures prises avec les
principaux créanciers et ayant trait notamment à une augmentation de capital et
une restructuration des capitaux propres du Concessionnaire. Et de ce point de
vue dit-il, le prononcé du redressement entraîne une obligation de contribution
des actionnaires au redressement de la société aux côtés des créanciers. Abdou
Ndéné Sall affirme par ailleurs « le juge d’office ou à la demande,
va ordonner dans le cadre du redressement, le comblement du passif à
l’actionnaire majoritaire seul ou à certains
autres « dirigeants » lorsque des fautes de gestion ont
contribué à cette insuffisance d’actif.
« L’ACTION EN COMBLEMENT PEUT ENTRAÎNER UNE VENTE
FORCEE DES TITRES DE L’ACTIONNAIRE »
Cette action en comblement va permettre d’organiser une cession
forcée des titres de l’Actionnaire Majoritaire (Transrail Investissement)
détenue dans la société Concessionnaire.
Cette cession forcée va être au profit des deux Etats ou
d’une entité ad hoc créée pour la phase transitoire et qui serait plus flexible
du point de vue réglementaire et légal, que les deux Etats
actionnaires. Selon l’article 185 de l’Acte Uniforme de l’OHADA portant
organisation de l’apurement du passif, l’action en comblement peut
entraîner également une vente forcée des titres de l’actionnaire visés par
l’action en comblement et le prix de cession des titres est affecté au paiement
de la part des dettes mises à la charge de l’actionnaire visé. Il prévoit aussi
que cette cession peut intervenir après expertise ». De l’avis du
Ministre, une expertise est déjà intervenue pour indiquer avec plusieurs
méthodes un prix de vente éventuel et l’organisateur de la mise en vente des
titres serait le syndic. A l’en croire, aucune disposition dans l’Acte
Uniforme précité n’interdit à un actionnaire d’acquérir les titres de
Transrail SA dans le cadre de la restructuration. Poursuivant dans cette
même lancée, il affirme « en cas de redressement judiciaire, même
l’actionnaire du débiteur, qui n’est pas en état de cessation de
paiement, peut se voir déclarer par le Tribunal en état de cessation de
paiement s’il « a poursuivi abusivement, dans son
intérêt personnel, une exploitation qui ne pouvait conduire qu’à la cessation
des paiements de la personne morale ». Il convient également
de souligner que le Tribunal de Bamako peut « également prononcer le redressement
judiciaire ou la liquidation des biens des dirigeants à la charge de qui a été
mis tout ou partie du passif d’une personne morale et qu’elles ne s’acquittent
pas de cette dette ». Fort de tout cela, il conclut
« les créanciers de la cessation de paiement de Transrail SA seraient
admis de plein droit dans le redressement judiciaire ou la liquidation des
biens de l’Actionnaire majoritaire.
SUTRAIL salue la détermination de Mr le Secrétaire d'Etat Abdou Ndéné Sall a remettre le chemin de fer sur de bons rails
Source Thies24

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